Avant de nous contacter

Ne supprimez rien et ne réinitialisez rien. C'est le réflexe le plus courant, et le plus dommageable : effacer les messages d'un maître chanteur, reformater un ordinateur infecté ou réinstaller une application supprime précisément ce qui aurait permis de prouver les faits.

Concrètement :

  • conservez tous les échanges, e-mails, SMS, captures d'écran et relevés bancaires ;
  • notez les dates et heures des événements pendant que votre mémoire est fraîche ;
  • si un appareil est compromis, déconnectez-le d'Internet sans l'éteindre : l'extinction efface la mémoire vive, où se trouvent souvent les traces les plus utiles ;
  • changez vos mots de passe depuis un autre appareil, en commençant par votre messagerie principale.

Cela dépend surtout du temps écoulé. Les journaux de connexion conservés par les hébergeurs et les opérateurs ne le sont que quelques semaines, parfois quelques jours. Passé ce délai, l'information qui aurait permis de remonter à l'auteur n'existe plus.

En revanche, ce qui se trouve sur vos appareils reste souvent récupérable longtemps après, y compris des fichiers supprimés. Le premier échange sert justement à faire ce tri : nous vous dirons franchement si votre dossier est encore exploitable, plutôt que de vous engager dans une procédure sans issue.

Les deux ordres sont possibles, et aucun ne vous ferme de porte.

Déposer plainte immédiatement déclenche officiellement l'affaire et fait courir les demandes de conservation de données auprès des opérateurs. Nous consulter d'abord vous permet d'arriver au dépôt de plainte avec des éléments techniques déjà constitués, ce qui rend le signalement bien plus concret pour les enquêteurs.

Si le temps presse, faites les deux en parallèle.

Notre intervention

En quatre temps :

  1. Diagnostic — vous exposez la situation, nous identifions les traces encore disponibles et le périmètre de ce qui est faisable.
  2. Cadrage écrit — un devis fixe le périmètre, la méthode, le délai et le coût. Un mandat écrit nous autorise à intervenir sur vos systèmes. Rien ne démarre avant votre accord.
  3. Investigation — nous réalisons une copie certifiée de chaque support et travaillons exclusivement sur cette copie, en journalisant chaque opération.
  4. Restitution — remise du rapport, explication de son contenu, et disponibilité pour votre avocat ou les enquêteurs.

Cela dépend entièrement du volume de données à traiter. Une authentification de captures d'écran se règle en quelques jours ; l'analyse complète d'un parc informatique après une intrusion s'étale sur plusieurs semaines.

Nous n'annonçons un délai qu'après le diagnostic, une fois que nous savons ce qu'il y a réellement à examiner. Ce délai figure au devis.

Il n'existe pas de grille unique : le coût dépend du nombre de supports à analyser, du volume de données et de la complexité de l'affaire. Appliquer un forfait identique à tous les dossiers reviendrait à faire payer aux uns le travail des autres.

Le principe est simple : le premier échange qui permet d'évaluer votre situation ne vous est pas facturé, et vous recevez ensuite un devis écrit détaillé. Aucune prestation ne démarre sans votre validation, et rien ne s'ajoute en cours de route sans avenant accepté.

Non, et méfiez-vous de quiconque vous le promettrait. L'identification d'un auteur dépend de traces qui existent ou non, et qui échappent à notre contrôle : un attaquant ayant utilisé un réseau anonymisé et une identité empruntée peut rester non identifiable malgré une analyse irréprochable.

Ce que nous garantissons, c'est la méthode : une recherche exhaustive dans le périmètre convenu, un constat rigoureux de ce qui a été trouvé, et une restitution honnête de ce qui ne l'a pas été. Un rapport concluant à l'absence de preuve reste un rapport utile — notamment pour écarter une accusation infondée.

Confidentialité et cadre légal

Oui. Votre dossier n'est accessible qu'aux intervenants qui y travaillent, et nous ne communiquons jamais sur une affaire, en cours ou close, sans votre autorisation écrite.

Nous signons un accord de confidentialité à votre demande — c'est systématique pour les dossiers d'entreprise. Les données que vous nous confiez sont conservées le temps de la mission et de la durée légale de conservation, puis détruites.

Nos rapports sont établis pour l'être. Trois conditions le permettent : la légalité de la collecte, l'intégrité des données et la traçabilité des opérations.

Concrètement, nous ne travaillons jamais sur vos supports originaux mais sur des copies dont nous calculons une empreinte numérique. Ce contrôle permet de démontrer à tout moment que la copie analysée est rigoureusement identique à l'original. Chaque manipulation est horodatée et consignée.

L'appréciation finale appartient toujours au magistrat. Mais un constat produit dans ces conditions résiste à la contestation, là où une simple capture d'écran ne prouve rien.

Non. C'est la demande que nous refusons le plus souvent, et la réponse est sans exception.

Accéder au compte ou à l'appareil d'un tiers sans son consentement constitue une infraction pénale, y compris entre conjoints et y compris pour établir une infraction dont vous êtes victime. Un élément obtenu ainsi est écarté par le juge et expose celui qui le produit à des poursuites : vous perdriez votre procès et deviendriez mis en cause.

Nous n'intervenons que sur des systèmes dont vous détenez les droits, sur mandat écrit. Pour le reste, la voie légale existe : c'est le juge qui ordonne les réquisitions auprès des opérateurs, et nous vous aidons à monter le dossier qui les justifie.

Nous produisons des rapports techniques destinés à être versés aux procédures devant les juridictions civiles, pénales et militaires, ainsi qu'aux services de police et de gendarmerie.

Notre rôle est celui d'un expert privé mandaté par vous : nous ne nous substituons pas aux enquêteurs et n'exerçons aucune prérogative de puissance publique. Nous fournissons les éléments techniques qui rendent votre plainte exploitable, et restons disponibles pour les expliquer.

Aspects pratiques

Nous sommes établis à Abidjan et intervenons sur l'ensemble du territoire ivoirien ainsi que dans la sous-région ouest-africaine.

Une grande partie du travail d'analyse s'effectue à distance : pour de nombreux dossiers, l'envoi sécurisé des éléments suffit et aucun déplacement n'est nécessaire. Lorsqu'une intervention sur site s'impose — saisie de supports, audit d'un réseau d'entreprise — les frais correspondants figurent au devis.

Rien de technique. Venez avec :

  • un récit chronologique des faits, même approximatif ;
  • les dates et heures dont vous vous souvenez ;
  • les éléments en votre possession : messages, e-mails, captures, relevés ;
  • la liste des appareils et comptes concernés ;
  • ce que vous attendez : identifier un auteur, faire cesser une atteinte, constituer un dossier, sécuriser un système.

Si vous avez déjà déposé plainte, apportez le récépissé : il nous indique la qualification retenue et l'état de la procédure.

Chaque client dispose d'un accès personnel à l'espace requérant. Vous y consultez à tout moment l'état de vos dossiers et téléchargez les documents que nous y déposons : rapports, constats, pièces annexes.

Ces documents ne sont accessibles qu'à vous — ils ne sont jamais transmis par e-mail ni consultables par un autre client. Vous créez votre compte à l'ouverture du dossier, ou dès maintenant depuis la page d'inscription.

Une attaque en cours — rançongiciel qui se propage, fuite de données active, chantage avec échéance — se traite en priorité.

Appelez-nous directement plutôt que d'écrire : les coordonnées figurent en bas de chaque page. Si vous passez par le formulaire de contact, sélectionnez le sujet « Intervention urgente » pour que votre demande soit identifiée comme telle.

En attendant notre réponse : isolez les appareils touchés du réseau sans les éteindre, et ne payez aucune rançon avant d'en avoir discuté avec nous.

Votre question n'y figure pas ?

Décrivez-nous votre situation : nous vous répondrons précisément, sans engagement de votre part.